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La musique

   Posted by: lfpncornelius   in

La musique romaine a évolué à partir des influences étrusque et grecque. Les chants et les danses sont tout d’abord réservé à la sphère religieuse, puis se retrouvent dans toute la société.

            L’influence étrusque

Chez les étrusques, la musique était importante lors des rites funéraires et sacrificiels. Le son de la flûte accompagnait aussi les processions, les jours de fêtes et les compétitions sportives. La flûte de pan était largement répandue, ainsi que l’aulos (flûte à double aubois). Peu à peu, la cithare et la flûte sont aussi jouées lors des banquets privés.

L’aulos

           L’influence grecque

Pythagore était un mathématicien, mais aussi un musicien. Pour lui, la musique doit être harmonieuse et servir à élever l’Homme. Chez les Grecs, la musique est donc une spécificité de l’homme libre. Très tôt, les jeunes grecs apprennent à jouer de la lyre. De la musique grecque, nous conservons un « Hymne à Apollon » composé par Athénios en 128 av jc et joué à Delphes lors des cérémonies religieuses.

            A Rome

Sous la République, la musique concerne tout d’abord la vie religieuse. La loi des XII Tables précise que 8 flutistes peuvent accompagner les rites funéraires. Cependant, c’est à l’armée que la place de la musique est la plus importante. En campagne, une compagnie de musiciens rythme le déroulement des batailles et la vie du camp. Ils utilisent surtout le cor, le lituus (trompette pour la cavalerie) et le buccin. Mais la musique s’impose aussi dans la politique car le tribun de la plèbe Gaius Gracchus rythmait ses discours au son d’un joueur de flûte. De même, un spectacle théâtral est impensable sans un flutiste. Le Circus Maximus résonne du chant des cors. La musique se retrouve ainsi peu à peu dans toute la vie romaine. Les sons et les instruments se diversifient. Le tuba (longue trompette) est spécifiquement romain.

A partir du IIème siècle, les mœurs grecques musicales s’imposent à Rome. Tous les enfants de la noblesse apprennent désormais le chant, la musique et la danse. Il est connu que le dictateur Sylla chantait bien. Lorsqu’il se donne des banquets, les joueuses de cithare sont toujours présentes. On trouve aussi parfois l’hydraule, un orgue fonctionnant grâce à un système hydraulique.

De la musique romaine, une seule partition est parvenue jusqu’à nous, celle d’une pièce de Térence, « Hecyra ».