8
déc

Les jeux

   Posted by: lfpncornelius   in

I. Les jeux du cirque

Les jeux du cirque remontent au temps de Romulus. Il s’agit avant tout de célébrations se déroulant pendant une fête religieuse.

            Les cirques

Un grand cirque en bois existait déjà au temps de Tarquin l’Ancien. Cependant, la construction du Circus Maximus n’a été terminée qu’en 330. Situé entre les collines du Palatin et de l’Aventin, le Grand Cirque (645x124m) pouvait accueillir jusqu’à 150 000 spectateurs.

Le Circus Flaminius fut construit plus tard sur le Champ de Mars (en 221). Plus petit (300x120m), il servait à accueillir les jeux plébéiens, puis les jeux d’Apollon.

            Les processions

Le Circus Maximus sert aussi à accueillir les processions religieuses qui marquent l’ouverture des jeux. Le magistrat organisant les jeux défile en premier monté sur un char. Il est suivi de ses clients, des jeunes chevaliers, des prêtres et des athlètes participants.

Un triomphe au cirque

Le Grand Cirque accueille aussi le général victorieux lors de son triomphe. Tout le cortège triomphal défile.

          Les compétitions

On peut voir beaucoup de spectacles et de compétitions au cirque: course à pieds, pugilats, course de chevaux, mais aussi bêtes sauvages s’affrontant: éléphants et lions principalement.

          Les courses de char

Les attractions principales sont les courses de chars. Quatre participants, tirant de un à quatre chevaux, s’élancent sur la piste. Pour les distinguer, ils sont revêtus de quatre couleurs différentes: blanc, bleu, rouge et vert. Ils doivent effectuer plusieurs tours de circuits. Ces courses donnent lieu à de multiples paris.

Une course de char

            Les spectacles de gladiateurs

Sous la République, les spectacles de gladiateurs se donnent à l’occasion de jeux funéraires organisés en mémoire d’un défunt. Seul le dernier combat est à mort, cela afin d’apaiser l’âme du défunt. Les combats sont organisés au Forum. A la fin de la République, les spectacles de gladiateurs se multiplient, ce sont des spécialistes du maniement du glaive. Le sénateur Rutilius Rufus, en 105, fera même entraîner les nouvelles recrues de l’armée par des gladiateurs afin d’accélérer leurs formations. Jules César possédait sa propre école de gladiateurs pour fournir ses nombreux jeux. Le gladiateur est un esclave. Son objectif est d’obtenir une mort glorieuse dans l’arène.

Au fur et à mesure de la République, les spectacles deviennent de plus en plus violents. Chaque édile, en quête de popularité, offre des jeux de plus en plus spectaculaires et sanglants afin de flatter la plèbe

II. Les jeux privés

            Les jeux aux thermes

Si les thermes publics sont ouverts à partir de la Deuxième guerre punique, on ne fait pas que s’y baigner, nettoyer ou masser; des salles de jeux sont aussi ouvertes. Le « sport » le plus populaire sous la République est le trigon, un jeu de balle se jouant à trois. De façon générale, les Romains pratiquent plusieurs jeux de balles.

Le trigon

            Les jeux de société

Pour les enfants, les jeux consistaient à jouer avec des noix (nuces). Pour les adultes, les jeux les plus populaires sont les dés (aleae) et les osselets (tali). Parmi les jeux de société, les Romains jouaient aux latrunculi, l’ancêtre des jeux de dames et des échecs, et à la marelle, jeu où il faut aligner trois pions.